
Le mot de l’IEN
De la Semaine de la maternelle à la Journée polynésienne, il n’y a qu’un (petit) pas !
Les “petits pas” de nos plus jeunes élèves trouvent leur équilibre grâce et dans tous les domaines qu’il nous est donné de leur enseigner, grâce et dans tous les environnements d’apprentissage que nous construisons pour eux, grâce et dans tous les environnements culturels qu’ils ont la chance de fréquenter en Polynésie. Leurs “petits pas”, physiques ou cognitifs, conatifs, affectifs et bien sûr langagiers, sont à comprendre comme autant de découvertes et de progrès que nous accompagnons au long de ces trois années fondatrices, et au-delà.
Dans ce premier chemin vers l’épanouissement, l’engagement du corps a été très tôt reconnu comme un vecteur privilégié du développement harmonieux du jeune enfant. Si en 1881 les programmes mentionnent le “développement physique, moral et intellectuel”, dès 1887 les textes se précisent : “Le développement physique étant la base de l’éducation, le programme débute par les exercices physiques. L’enfant exerce d’abord ses jambes, ses bras, sa voix, ses sens, par les mouvements gradués, les chants ; il devient adroit de ses mains et développe son goût par les exercices manuels.” Ces bases de la pédagogie maternelle, toujours reprises, parfois ajustées, ne seront jamais abandonnées et vous les retrouverez contextualisés dans la présente Lettre.
Les verbes phares de notre Semaine de la Maternelle : bouger, s’exprimer, s’épanouir, entendent ainsi illustrer le besoin d’agir physiquement sur le monde à travers la manipulation indispensable aux plus petits dans leurs apprentissages. Mais ils entendent aussi s’appuyer sur les dynamiques culturelles du Fenua, “Car la culture donne forme à l’esprit” (J. Bruner).
Alors, par le verbe, par le chant, par la danse, les “exercices manuels” et les jeux traditionnels, faisons vivre cette Semaine comme une illustration de nos projets d’écoles et des projets de nos écoles, et comme une préfiguration de la Journée polynésienne qui nous rassemblera le 7 mai prochain.
Gilles TEYSSÈDRE, IEN Mission maternelle

